Quelles bonnes pratiques en matière de pilotage ?

Comment optimiser le pilotage du coût matière ? Tel était le sujet de l’exposé de Christian CARTEYRON, encore récemment directeur industriel dans un grand groupe laitier.
Devant plus d’une vingtaine de professionnels, l’expert laitier a introduit son exposé en soulignant l’importance du poids de la matière dans le coût global d’un produit laitier sortie usine. Celui-ci peut représenter jusqu’à 85 % pour une poudre de lait.
Il est donc essentiel de porter toute son attention sur le rendement matière et sur les différents leviers permettant de l’améliorer : la maîtrise du poids du produit fini et de sa composition, la maîtrise des pertes et, le contrôle des non-conformes (sujet parfois oublié en termes de coûts)… À titre d’exemple, un taux d’humidité de 15 % au lieu de 15, 8 % représente environ un manque à gagner d’environ 1 million d’euros pour 30 000 tonnes de beurre.
Sachant que le lait se compose à 87 % d’eau et de 13 % d’extraits secs, la manière de réaliser les bilans avec cette matière complexe qu’est le lait, a été largement discutée. Le raisonnement à partir des composants matière grasse (MG) et extraits secs dégraissés (ESD) reste le plus simple à mettre en oeuvre. Tous les risques d’erreur liés à l’approche bilantielle ont été également évoqués.

Au final, Christian CARTEYRON a longuement insisté sur la responsabilisation des acteurs tout au long du process. Cela implique de leur permettre un auto-contrôle de leur performance en temps réel par des tableaux de bord sur lesquels figurent les indicateurs de résultat et de pilotage liés à leur fonction.
La conclusion s’imposait : le pilotage du coût matière est un art difficile mais également un enjeu majeur pour l’industrie laitière. Face à la collecte des informations « métiers » et à leur analyse, on conçoit aisément la plus-value d’une solution informatique « métier » proche du flux.

Joëlle de Kerdanet

Responsable Marketing et Communication chez VIF