PLM et PME le défi de l’innovation

MARIE MORIN est une société créée en 1992. Elle fabrique des desserts haut de gamme notamment des mousses au chocolat et dernièrement des kouign-amann. La société fait 16 millions de chiffre d’affaires, elle compte 50 collaborateurs. Chaque année, MARIE MORIN sort 2 à 3 innovations entre mars et octobre.
Eric MORIN, Dirigeant et Responsable innovations de la société MARIE MORIN, nous partage son expérience sur l’utilisation du PLM VIF, outil qui lui a permis de centraliser et fiabiliser toutes les données liées à l’innovation.

QUEL CIRCUIT DE DISTRIBUTION PRIVILÉGIEZ-VOUS POUR LA VENTE DE VOS PRODUITS ?

« Nous travaillons à 80% avec les GMS et nous souhaitons développer notre circuit de distribution dans le secteur de la RHF. »

QUEL ÉTAIT LE PROCESSUS D’INNOVATION AVANT L’ARRIVÉE DU PLM CHEZ MARIE MORIN ?

« Le processus d’innovation chez MARIE MORIN était et est toujours le même, ce qui a changé, c’est la structuration ; Aujourd’hui, on a une idée, un besoin, une demande, on va développer un produit. Nous n’avions pas de structures définies avant d’implémenter le PLM. Il nous permet de suivre une ligne de conduite et d’avoir des historiques bien archivés sur tout l’ensemble du produit de sa création à sa fin de vie. »

APRÈS LA PHASE DE CRÉATION DES RECETTES DANS LE SERVICE R&D, AVEZ-VOUS UNE PARTIE DE VALIDATION DE LA QUALITÉ AVANT LA PRODUCTION DE CELLE-CI ?

« Notre processus de validation est réparti en plusieurs phases : La première phase est la dégustation en interne, nous n’avons pas recours à des avis consommateurs. La deuxième phase est le processus PLM et la validation du produit auprès du service qualité. Le marketing intervient dans la dernière phase, sur la création des emballages et la mise en vente du produit. »

QUELS SONT LES GAINS DU PLM POUR LA CRÉATION DE VOS RECETTES ?

« Le PLM va nous permettre de gagner du temps et simplifier l’ensemble du processus : Une fois que le produit est créé et entré dans le PLM par le service R&D, les informations sont directement partagées au service Qualité pour qu’il puisse créer la fiche technique, valider les processus de fabrication, les processus industriels, la qualité et les propriétés organoleptiques. La solution VIF possède un système de sécurisation des données qui permet d’éviter une modification des fiches techniques.
Par exemple, les commerciaux ont accès à leurs fiches, à l’historique, sans pouvoir les modifier, s’ils ont un besoin, ils savent que c’est à jour donc il n’y a plus d’erreurs possibles dans le système. »

EST-CE QUE VOUS TRAITEZ LES DONNÉES INCO AVEC LE PLM POUR GÉNÉRER DES ÉTIQUETTES ET INFORMER LES CONSOMMATEURS DE LA PRÉSENCE D’ALLERGÈNES SUR CERTAINS PRODUITS ?

« Oui, Le PLM nous permet d’avoir des analyses nutritionnelles précises, il nous permet d’avoir des informations sur la présence d’allergènes et donc informer les consommateurs de la présence de ceux-ci sur certains de nos produits. »

QUEL LANCEMENT PRÉVOYEZ-VOUS DANS LE GRAND OUEST ?

« La grande innovation de MARIE MORIN pour cet été, c’est le kouign-amann. On a bousculé un peu les calendriers afin qu’il soit dans les magasins bretons pour la saison. La Bretagne est une région saisonnière et très touristique donc c’était important pour nous qu’il soit lancé cet été. »

Retrouvez ci-dessous l’interview de Eric MORIN :

Partie 1 : Le processus d’innovation

Partie 2 : Les gains du PLM

Romane Jouy

Romane Jouy

Chargée de communication