La matinale sécurité des aliments

On demande aux IAA de plus en plus d’enregistrements de données, et une grande réactivité en cas de crise, ou d’audit… Témoignage de deux industriels sur l’apport des outils informatiques.

Traçabilité assurée
L’aventure commence dès l’arrivée des matières premières. Au sein de la société Markal, qui transforme et conditionne des céréales bio, les produits sont tracés par le lot fournisseur, l’article, la DLUO et l’origine du produit.
Chaque palette est identifiée par une étiquette code à barres qui permet d’enregistrer tous les mouvements de la palette au sein du logiciel. « Nous avons opté il y a trois ans pour l’ERP VIF pour gérer tous les processus internes, des achats à l’expédition.
Avec 800 produits différents et près de 2000 articles expédiés par picking sur des palettes hétérogènes, la traçabilité devenait vraiment difficile et l’aide informatique indispensable », témoigne Cyril Teyre, responsable qualité chez Markal. « La moitié de notre chiffre d’affaires est composée de magasins détaillants, le reste part à l’export, en RHF et en GMS. A chaque client son cahier des charges, ce qui engendre plus de 20 audits par an. Autant pour les audits que pour les procédures de retrait – rappel, le logiciel génère automatiquement la traçabilité des lots et la liste des clients concernés. Ils peuvent ainsi être tous identifiés en moins d’une heure ».

Objectif « zéro papier » en ateliersecurite-aliments-vif-2
Afin d’assurer une meilleure exploitation des données Qualité, Stéphanie Metzger, responsable méthode de Luxlait, projette d’élargir le périmètre fonctionnel du progiciel en place.
« 126 millions de kg de lait sont collectés tous les ans puis transformés dans une 10aine d’ateliers différents. Les flux sont complexes et les références produit nombreuses, il en découle donc de multiples analyses laboratoire. Les résultats de ces analyses enregistrés sur Excel sont redondants. Le logiciel VIF permettra de centraliser les données, les extraire et générer des statistiques ; le but étant de se focaliser sur l’analyse des données et non sur les re-saisies ».
« A l’avenir, ajoute Stéphanie Metzger, la gestion des allergènes, les contrôles sur ligne pourraient également être automatisés. L’implémentation de cette base de données engendre une modification des comportements et des habitudes à ne pas négliger, cependant les résultats en terme de productivité, d’efficacité et de performance sont indéniables pour le service qualité ».

 

securite-aliments-vif-3Claire MAESTROJUAN
Consultante VIF

« L’outil VIF est très efficace dans le suivi de la production. Nous avons à coeur de suivre les évolutions du métier pour intégrer sans cesse de nouveaux paramètres et faire des liens avec tout l’environnement des lignes de production ».

 

securite-aliments-vif-afnorStéphanie TIPREZ
AFNOR Normalisation

« La mise en place de normes doit rester cohérente avec la règlementation et les dispositifs sanitaires internes aux entreprises. C’est pourquoi nous faisons appel aux industriels pour participer à la rédaction des normes, au sein des commissions de normalisation, et/ou donner leur avis au cours des enquêtes publiques.
Ce processus permet de garantir la pertinence de la norme ensuite publiée. »

 

securite-aliments-vif-adriaJean-Robert GEOFFROY
ADRIA

« Les entreprises disposent de beaucoup de données sur la qualité des produits, les process, la sécurité sanitaire etc. Il serait pertinent de les relier entres elles pour améliorer le pilotage de l’atelier ou de la production en général. »

 

securite-aliments-vif-banques-alimentairesDominique LAMBERT
Banques Alimentaires

« Nous distribuons plus de 100 000 tonnes d’aliments par an aux plus démunis.
La collecte et la distribution des produits est assurée par 4600 bénévoles et 400 salariés répartis sur toute la France. Les produits à risque sont suivis grâce au progiciel VIF. Au delà des denrées, nous recherchons aussi des bénévoles à l’aise avec l’outil informatique. »

 

securite-aliments-vif-sai-globalJulie KAEMMERLEN
SAI Global

« Les référentiels demandent de plus en plus d’enregistrements et de nouvelles contraintes apparaissent.
Le BRC exige désormais un délai de 4 heures pour assurer la traçabilité d’un produit. »

Joëlle de Kerdanet

Responsable Marketing et Communication chez VIF