Nouveauté VIF ERP V17 : Le tactile pour toujours plus de performance à l’atelier !

Les entreprises de l’agroalimentaire, comme celles des autres secteurs de l’industrie, doivent concilier, entre autres, deux problématiques qui s’opposent. D’une part le besoin constant d’améliorer la productivité de leurs opérateurs sur les lignes de production, et donc de maximiser leur temps « opérationnel » sur la ligne. Et d’autre part le besoin d’obtenir de leur part des données (des poids, des quantités, des lots consommés, des n° d’OF ou de commandes…) permettant de participer au fonctionnement quotidien même de l’entreprise (préparation des commandes, facturation…), ou a posteriori à des outils d’analyse de rendements, de productivité…

Ces deux besoins s’opposent par le fait que le temps passé à saisir ces données, est bien sûr du temps en moins passé à produire, transformer…

C’est pourquoi on cherche toujours à améliorer l’ergonomie des postes informatiques au sein des ateliers, en intégrant les avancées technologiques dont on pense qu’elles pourront participer à cette amélioration. Plus l’IHM sera claire, ergonomique, confortable, et moins de temps sera passé à l’utiliser, pour la même quantité d’informations transmises.

Outre le côté ergonomique, un sujet annexe mais néanmoins important pousse aussi dans cette voie. C’est celui du « look » des écrans de saisie. L’évolution informatique dans le domaine du grand public (ordinateurs personnels, tablettes, smartphones…) étant si rapide depuis quelques dizaines d’années, qu’une technologie devient vite « passée de mode ». Mme Marion Biascamano, gérante de la société SUD MER, spécialisée dans le commerce de gros de poissons, crustacés et mollusques, met en avant la « simplicité d’utilisation et la lisibilité » des écrans tactiles.

C’est dans ce cadre général que la technologie « tactile » remplace progressivement la technologie « caractère » dans les usines de l’agroalimentaire. Elle améliore le look de manière évidente. Elle améliore l’ergonomie en permettant notamment de s’affranchir du clavier qui, dans un contexte parfois humide ou dans lequel les opérateurs peuvent porter des gants, n’est pas d’une utilisation optimale, et peut aussi poser aussi des problèmes d’hygiène. Les opérateurs portant des gants pouvant utiliser des stylets sur les dalles tactiles.

Cette technologie tactile, outre le fait d’être disponible sur les mêmes « supports » matériels que le caractère tels que des postes fixes ou des trackers, est de plus disponible sur de nouveaux supports tels que par exemple les tablettes, qui étendent l’offre de mobilité des moyens de saisie et de consultation des données. Elles peuvent être portées par les opérateurs directement ou bien intégrées à des chariots élévateurs ou des transpalettes par exemple. C’est ce que nous dit M. Jean-Pierre Gonda, PDG de la société LEROY, qui transforme notamment du saumon d’élevage norvégien :

Il est souvent mis en avant aussi la rapidité d’appropriation des IHM tactiles, ce qui, dans un contexte de ressources humaines parfois d’intérim ou de mobilité des opérateurs entre les diverses lignes de production de l’atelier, peut faire gagner du temps pour l’appropriation de l’IHM par les opérateurs, et l’atteinte plus rapide de la bonne « vitesse de croisière » sur leur poste.

Ces gains potentiels peuvent être le déclencheur du passage au tactile dans les deux contextes que sont :

  • l’amélioration de la saisie en atelier, utilisant auparavant le « caractère »
  • le passage de la saisie de données en « administratif » par les responsables d’équipe à la saisie en atelier directement par les opérateurs

 

Rémi Grossen, Contrôleur de gestion de la société SAVEURS & NATURE, chocolaterie artisanale, nous dit que « le tracker en préparation de commande est devenu essentiel. 30% de gain de productivité par rapport à notre ancien ERP sans tracker ». Et que les apports se font sur les sujets des « gains de productivité, de fiabilité, d’ergonomie de poste, de valorisation et responsabilisation des opérateurs ».

On s’aperçoit aussi qu’une saisie de données fluide en atelier est une des briques nécessaires au pilotage en temps réel non seulement de l’atelier, mais de l’usine tout entière, de part les interactions avec les traitements d’informations extérieurs à l’atelier (services commerce, ordonnancement…), comme l’explique monsieur Viéron, chef de projet senior, de la mise en place d’une application d’affectation carcasse sur tablette chez ELIVIA, filière viande de la coopérative agricole TERRENA.

Cette mise en place d’une meilleure ergonomie dans l’atelier, interagissant en temps réel avec l’écosystème global de l’entreprise, fait dire à M. Viéron, que « l’idée, c’est quand même d’avoir un outil qui nous permette de piloter en regardant la route en face, et non plus de regarder dans le rétroviseur comme on le faisait avant. On va anticiper ! ».